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Août 2014
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" Dieu ? Allons, allons, le ciel est vide, vide comme un cadavre. Il n’y a dans le ciel que les obus et tous les engins mortels des hommes… La guerre a tué Dieu !" Gabriel Chevallier dans "La Peur". Des mots d’une actualité brûlante dans ces pays où la guerre fait rage aujourd’hui.

Ce dimanche 10 août 2014 en la cathédrale de Verdun pendant l’Eucharistie de la paix présidée par l’évêque, nous entendions : « A l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu et, après ce feu, le murmure d’une brise légère… " (1er livre des Rois 19, 11-13a)

Sur la butte de Vauquois, non loin de Verdun, où se déroulait le voyage et chantier européen de la paix, nous avons accueilli cette parole du Seigneur. Il y a 100 ans, le Seigneur n’était pas dans les explosions de la guerre des mines détruisant pour toujours un paisible village sur cette butte. Le Seigneur n’était pas non plus dans le déluge des obus éclairant les nuits d’une diabolique lumière, le Seigneur n’était pas dans ce feu.

Dans le murmure de cette brise légère, celle qui nous caressait le visage pendant que les uns et les autres, nous restaurions ce sentier du côté allemand pour rejoindre une source d’eau encombrée de terre, de feuilles et d’arbres. C’était la fontaine Notre Dame de Vauquois, un lieu de pèlerinage des siècles passés, avec une statue de Marie qui aujourd’hui est blessée, marquée par toute la violence des hommes. Visible dans la petite église du village reconstruit après la guerre, elle nous interroge. Comme s’il fallait encore et toujours défricher au plus profond de nous-mêmes ces espaces de paix pour être et devenir à notre tour des fils et des filles de la paix.

Le Seigneur, dans le murmure d’une brise légère, certainement mais aussi dans un ciel qui n’est pas vide, ce ciel bleu qui  laisse présager un horizon nouveau et qui ouvre à l’espérance de la paix.

Pierre Tritz fc 


Maj : 21 août 2014

 



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